Une exposition au musée du Louvre, le 2 mars prochain
L’exposition „Sainte Russie – L’art russe, des origines à Pierre le Grand“ au Louvre offre un regard sur la Russie chrétienne en retraçant les changements politiques et esthétiques du IXème au XVIIIème siècle. Suite au grand succès de l’exposition, le catalogue ainsi que l’album sont à présent disponibles.
Vous aurez ainsi la possibilité de revivre cette exposition exceptionnelle en neufs étapes. Le baptême du prince Vladimir de Kiev à la fin du Xème siècle constitue l’introduction. En effet cet événement marquera le début de la Russie chrétienne non sans inspirer de nombreux chefs d’œuvre.
Le processus de conversion ne peut être relaté avec plus d’émotion que par la présence d’une croix chrétienne dans le somptueux Trésor de Gniezdovo, ou par le baptême du prince Vladimir compté dans la Chronique de Radziwill. Vous aurez aussi l’occasion d’admirer les Icônes saint Boris et saint Gleb dont la vie est retracée dans le Recueil de Sylvestre, également exposé.
Le premier épanouissement chrétien prend la forme de l’historique diplôme que rédigea le roi de France Philippe Ier en faveur de l’abbaye de Saint-Crépin de Soissons. Cette partie de l’exposition regroupe également un magnifique Diadème composé de plaquettes d’or émaillées sur lesquelles sont représentée une Déisis, ainsi que la Manchette liturgique qui ornait la tenue des évêques orthodoxes jusqu’à la fin du XIIème siècle et enfin la „Porte d’or“ de la cathédrale la Nativité de la vierge à Souzdal.
L’exposition vous emmène ensuite au temps des Mongols avec le Pokrov (voile) brodé à l’image d’Alexandre Nevski puis vous pourrez admirer la beauté de la vierge de la Tolga à travers une toile aux couleurs exceptionnelles.
- « Les grands centres du Moyen Age » est la partie de l’exposition dans laquelle se situe la Croix votive commandée en 1359 par les habitants de la rue Lioudogochtchaia pour l’église des Saints-Flor-et-Laur.
- Le Calice d’Ivan Fomine affiche la partie consacrée à l’émergence de Moscou dans l’exposition. Le Calice est formé d’or et de pierre dure. Le nom de l’orfèvre et la date de l’œuvre (1439) figurent en son pied.
- « Moscou, troisième Rome » est la partie la plus riche de l’exposition. On peut y admirer le Reliquaire de la vraie Croix en argent doré ou encore dévisager Ivan IV le Terrible sur un portrait serré et haut en couleur.
Le temps des troubles fait suite à la mort du dernier fils d’Ivan le Terrible, qui signa la fin de la dynastie des Riourikides. Une des œuvres majeures de cette époque est sans doute l’Oklad de l’icône de la Trinité d’André Roublev fait d’or, d’argent doré, de perles et de pierres précieuses offerts par le tsar Boris et le tsarévitch Feodor. La médaille du faux Dimitri prétendant être le dernier fils d’Ivan le terrible s’inscrit en témoin de cette période de trouble.
La dernière étape de cette exposition est consacrée à la période entre Michel Romanov et Pierre le Grand. On peut y admirer le portrait en pied de Pierre le Grand âgé de 26 ans peint à la manière occidentale par Gottfried Kneller. Enfin les heureux visiteurs ont pu détailler la maquette du monastère de Résurrection de Smolny à Saint-Pétersbourg.
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